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Dossier spécial émotions « la peur »

08 Août 2022 Méditation

Article de Christophe Lorreyte dans un dossier spécial émotions « la peur ».

Et aujourd’hui, c’est au tour de la peur d’être examinée…

Cette idée te fait frissonner ?

Pourtant, tu verras que la peur peut être une excellente alliée… si on s’est débarrassé du poids de notre histoire qui lui permet de nous contrôler.

On y va sans plus tarder ?

Alors bonne lecture, et n’oublie surtout pas la phrase à méditer de la semaine !

La peur 
 
Quoi qu’on en dise, on trouve en chacun de nous une part de peur.


Cependant, nous ne sommes pas tous égaux face à elle : certains l’ont apprivoisée et s’en servent, tandis qu’elle est paralysante pour


Alors la question se pose :


Doit-on se débarrasser de ses peurs... ou plutôt surmonter ses peurs ? 
Parce que la différence est gigantesque. Et c’est ce que nous allons voir de ce pas. 

a. Comprendre et apprivoiser sa peur

Notre relation à la peur est souvent ambiguë : tantôt on la rejette, tantôt on l’assume, parfois on l’utilise pour poser nos limites.

Dans tous les cas, on préférerait ne pas avoir à trop la montrer ! N’est-ce pas ? 

Soyons honnêtes : on préfère souvent la cacher plutôt que de paraître faible.

Parce que franchement, montrer sa peur à l’heure du développement personnel, c’est pas trop dans l’air du temps, si tu vois ce que je veux dire...

Et pourtant elle existe bel et bien, tapie dans l’ombre de nos inconscients.

D’ailleurs, elle est aussi la cause d’un grand paradoxe : 
Ceux qui se montrent les plus forts cachent bien souvent une peur immense de paraître faibles.

Alors pour s’en sortir, acceptons et assumons cette composante de nos vies une bonne fois pour toutes : la peur fait partie intégrante de l’existence humaine. 

C’est un fait, alors regardons-la en face :

La peur est polymorphe. Elle prend des formes différentes et s’adapte aux contextes de nos vies modernes. 

Elle prend alors la forme d’anxiété, d’inquiétudes et d’anticipations, d’ailleurs rarement fondées sur du réel.

Car aujourd’hui, nos vies sont rarement en jeu. 

Alors, que faisons-nous de nos peurs ? Nous aimerions les combattre pour ne plus avoir à les vivre, mais avec cette approche nous faisons fausse route.

Parce qu’être dans le combat, c’est être dans le rejet, dans la non acceptation de ce qui est.

Et si tu me suis depuis quelque temps déjà, tu sais bien que l’une des principales autoroutes vers une vie harmonieuse et équilibrée est… l’acceptation de tout ce qui est. 

(Ce qui n’a, bien sûr, rien à voir avec du défaitisme. Mais je pense qu’à ce stade de nos pauses, je n’ai pas besoin de le préciser)

Donc, si ton objectif est de combattre la peur, sache que tu crées ta propre souffrance en tentant de rejeter une part de toi qui ne cherche qu’à s’exprimer.

Car être fort, ce n’est pas vivre sans peur : c’est accepter sa vulnérabilité.

Alors bien entendu, il est possible de dépasser ses peurs afin de vivre plus libre, sans se créer de barrières mentales, et c’est ce que nous verrons plus loin.

Mais, pour surmonter ses peurs, il faut en premier lieu les comprendre, et en avoir pleinement conscience.

Eh oui, car il est tout bonnement impossible de faire face à un obstacle sans connaître sa nature, ni son ampleur. 
 

La toute première étape sera donc d’observer ses peurs


Je te propose de prendre un moment pour y réfléchir : quelles sont tes vraies peurs ? 

Pour t’aider, sache qu’il existe deux sortes de peurs :
 

  • Les peurs “superficielles”, qui sont en surface et que nous pouvons nommer facilement
  • Les peurs “profondes”, qui sont la face cachée de l’iceberg. 


Empreintes de notre ADN inconscient, les peurs profondes proviennent de notre propre histoire, et de divers refoulements.

Tandis que, de leur côté, les peurs superficielles sont souvent les manifestations de ces peurs plus profondes.

Prenons un exemple concret :

Imaginons que tu aies peur que ton ou ta partenaire ne rencontre une personne “plus intéressante que toi”. 

Voilà la peur superficielle, celle que tu sais détecter sans problème.

Cependant, il se pourrait très bien que cette peur ne cache en réalité une peur profonde d’abandon dont tu n’as pas conscience, par exemple.

Cette prise de conscience est un réel travail sur soi et peut même requérir l’aide d’un psychanalyste.

Cependant, il existe un outil à la portée de tous.

Oui... je sais bien que tu vois parfaitement où je veux en venir.

C’est le trampoline !

Hum hum, reprenons notre sérieux. Et au lieu de faire des blagues, voyons tout de suite pourquoi nous pouvons (et devrions) méditer pour ne plus avoir peur.

 

b. Méditer pour retrouver la paix véritable

Maintenant que tu saisis la différence entre combattre et dépasser ses peurs, voyons pourquoi il est important de parvenir à s’en libérer.

Voilà un problème de taille : les peurs nous conditionnent. 

Et ce, parce qu’elles apposent des filtres sur notre réalité, dans l’optique de nous “protéger”.

Résultat ? On peut finir par percevoir le danger absolument partout, selon le réglage de nos propres filtres.

Pour reprendre l’exemple ci-dessus, ta peur de l’abandon pourrait avoir pour conséquence une méfiance extrême envers toutes les personnes que ton partenaire serait susceptible de trouver intéressantes.

Mais ce qu’il faut comprendre, c’est que puisque l’histoire est créée par la pensée profonde de la personne qui a peur, elle est irréelle.

Elle n’existe tout simplement pas, mais elle est pourtant hautement handicapante.


Et cela peut mener loin : l’anxiété, lorsqu’elle est chronique, peut nous rendre physiquement malades.

Mais heureusement, la méditation est un excellent antidote à la peur. 


Car puisque la peur est une projection malheureuse dans le futur qui prend racine dans le passé, la solution est d’apprendre à se recentrer dans l’ici et maintenant.

Alors, la pratique assidue de la méditation permet de démonter un à un les barreaux de la prison mentale qu’est la peur, puisqu’elle nous fait comprendre que seul le présent existe réellement. 

Tranquillement et au fil de la pratique, on sent alors un calme profond s’installer, laissant de moins en moins de place à l’inquiétude. 

Et naturellement, l’emprise de la peur ne peut tenir face à l’esprit de la méditation.

Je te recommande donc de méditer pour ne plus avoir peur. 

Cependant, comprends bien que tu ne te déferas pas totalement de cette émotion qui est inscrite en chacun d’entre nous.

Tu pourrais – et tu vas – la ressentir de nouveau, même après des années de pratique.

Cependant, ta peur aura pris une toute nouvelle forme et tu pourras t’en servir comme d’un puissant outil.

Lorsque tu la ressentiras, tu comprendras alors qu’il s’agit d’une alerte t’avisant que tu ne vas pas dans la bonne direction.

Tu sauras alors t’ajuster en conséquence. 

Ta peur sera devenue une expression de ton intuition, et non plus ta prison.

Maintenant, allons voir une étape plus loin encore...

 

C. Se révéler au-delà de ses peurs

En tant qu’êtres humains, l’une des peurs communes les plus fortes est celle du rejet.

Oui, nous avons communément peur de ne pas être reconnus par nos pairs. 

Ainsi, nous avons une propension à agir de façon à être acceptés par un groupe qui nous ressemble.

Mais voilà le danger : nous avons tous une définition propre et unique des critères d’une personne “acceptable”.

Nous avons créé cette définition en fonction de notre histoire et nous agissons en fonction de celle-ci, la plupart du temps inconsciemment.

Nous mettons donc en avant les caractéristiques de notre personnalité qui sont en accord avec ces croyances, en nous assurant de refréner la part de nous qui pourrait être trop “différente”.

Pour te donner une image, c’est un peu comme si tu faisais partie d’un beau troupeau de moutons blancs, et que tu tentais désespérément de cacher une touffe de poils noirs qui s’obstine à repousser, quoi que tu fasses.

Cette touffe, c’est ce qui te distingue des autres et tu en as peur. 


Bon, bien entendu, je fais exprès d’exagérer l’image, mais pas tant que ça…

Mais alors, que se passerait-il si tu assumais ta touffe noire ?
La peur te dit que tu serais rejeté·e.

Et si, au contraire, il s’avérait qu’en t’assumant, tu ouvrais la porte à d’autres pour le faire également ?

C’est exactement ce qui arrive la plupart du temps, car cette peur partagée nous étouffe tous. 

Alors, libère-t’en et exprime ton unicité !

Tu sais, nous n’en avons pas souvent conscience, mais en nous coupant du moment présent, la peur nous éloigne de notre créativité. 

Par conséquent, pour être créatif, il faut être connecté à l’instant présent afin de s’en inspirer.

Eh oui, pour créer, il faut parvenir à s’installer dans l’ici et maintenant pour que les idées se manifestent. Et il faut parvenir à lâcher prise.

Malheureusement, l’inquiétude nous éloigne de cet état et c’est par la méditation que l’on touche de nouveau à cette manière d’être.

Libérés d’hier et de demain, nous retrouvons la confiance d’avancer, ancrés dans la vie qui se déroule maintenant.

Alors, si ce n’est pas déjà le cas, est-ce que ceci te donne envie de méditer pour ne plus avoir peur ? 

Crois-moi, si ta vie est empreinte de trop de peur, grâce à la pratique de la méditation tu verras clairement un avant... et un après.

Car je peux te promettre ce qui suit :

Tu as toute la force nécessaire en toi pour avancer en paix, alors saisis-la !

 


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